Ecrire pour qui, pourquoi ?

5 fév

4 mois déjà depuis le dernier billet publié ici. Il était enflammé, passionné. Il était tellement important pour moi d’évoquer ce sujet. A partir de mon cas personnel, je voulais faire part de cette question de société, ce phénomène si peu connu et donc stigmatisé. On n’a peur que de ce que l’on ne connait pas, d’où l’idée d’écrire sur ce moment pourtant très intime de notre vie.

Les partages et les commentaires ont été nombreux, très ! Souvent cela a généré des questions, j’ai reçu pleins de messages bienveillants, des paroles réconfortantes. Et puis quelques commentaires (ici, sur twitter, FB ou même par mail) complètement inappropriés, dans le jugement sans aucune réflexion. Du moins c’est ce que j’ai ressenti sur le moment. J’aurais voulu que tout aille dans mon sens. Pourtant lorsque l’on écrit sur soi, il faut bien s’attendre à recevoir des commentaires parfois indésirables (et je ne parle pas de spam). La vérité c’est que 99% des commentaires sont très positifs, pas uniquement parce qu’ils me (re)confortent, mais aussi parce qu’ils sont sources d’interrogations, vos partages d’expériences m’amènent à la réflexion.  Pourtant je dois bien l’avouer, certains mots m’ont blessés et je n’ai pas eu envie de revenir ici. Même pas pris le temps de répondre à tout le monde, pas pris le temps de venir vous dire que nous avions pu aller au bout de notre projet et que malgré les bâtons dans les roues, notre fille est née à la maison, comme prévu, dans la douceur, la sérénité, que tout s’est bien passé, pour elle, pour nous.

Chez tous les blogueurs, à un moment donné cette question revient comme une ritournelle : Pour qui, pourquoi j’écris ? A quelques exceptions près, ce blog est principalement tourné autour de mon nombril (le blog, l’ego, tout ça…). Souvent avec dérision, toujours dans le vrai, j’ai aimé évoquer ici mon quotidien.

Au départ c’était le quotidien d’une jeune mère dont la vie était rythmée par un enfant ô combien en demande. Des tranches de vie à 3, tout était nouveau pour moi, je découvrais, parfois je m’interrogeais. Rapidement j’ai décidé d’éviter les sujets allaitement-cododo-portage, etc. J’ai bien vu que ces sujets étaient plus racoleurs qu’autre chose. Ce sont des thèmes qui passionnent visiblement, ça ramène toujours du monde (youhou, sauf que je ne joue pas au jeu des stat), ça génère des commentaires. Chacun a son avis sur la question, ils sont tous légitimes. Et pour être honnête, je ne me suis rendu compte que ces billets ne m’intéressaient absolument pas chez les autres, alors quel légitimité ils auraient ici. Si c’est chiant chez les autres, ça l’est encore plus chez moi. Aller hop, parentalité on oublie.

Ensuite j’ai traversé une période difficile avec mon mec, dur dur de passer de 2 à 3, trouver un nouvel équilibre. Réussir à trouver le temps de s’aimer, en avoir envie tout simplement. De couple on passe à famille, on n’est pas toujours d’accord sur les choix éducatifs, sur la place de chacun, sur l’engagement de l’un et l’autre dans la vie de famille, du partage des taches ménagères,  de l’attention que l’on peut se porter, blabla blabla… Vu de l’extérieur ça a pu faire un peu couple à la dérive, certains y sont allés de leur jugement hâtif. Pendant quelques mois, je crois que j’ai plus souvent utilisé le terme « connard » que « mari ». Pourtant notre couple n’allait pas si mal, sauf que l’on ne parle jamais des trains à l’heure, c’est bien connu. Alors je me dis que l’image que je devais en donner, n’était pas vraiment  belle. Aujourd’hui je suis dans un autre état d’esprit, j’essaie justement d’éviter de pointer le doigt sur le négatif, mais au contraire de mettre en avant toutes les belles choses. Je me suis également rendu compte que si moi je traite mon mec de tous les noms, je n’ai absolument pas envie que d’autres le fassent. Les quelques fois où c’est arrivé, je l’avais cherché. A force de n’évoquer que ce qui n’allait pas, on a fini par le croire et moi la première. Les bonnes âmes ont justement mis en avant tout le positif pour me réconforter/me rassurer, d’autres se sont engouffrés dans la spirale de la critique de lui, de nous… et sont aujourd’hui séparés, comme quoi derrière certaines images lisses se cache également des problèmes. Sauf que visiblement certains préfèrent se cacher derrière la merde des autres.

Après avoir passé quelques mois à la maison, j’ai repris ma vie à moi, et notamment le chemin du bureau. Bon sang si vous saviez… mille fois j’ai eu envie d’écrire sur mon travail, ou plutôt mes collègues. Pas un jour sans qu’une anecdote puisse être le début d’un formidable vaudeville, pas un jour sans que je puisse ouvrir une rubrique dans psychologie magazine. Je suis persuadée qu’un jour quelqu’un l’écrira ce livre. Ils ont tous leur singularité, leurs tics, leurs obsessions. Ces gens qui font mon quotidien, ils sont uniques ! Des caricatures à eux tout seul de tout ce que la vie peut nous offrir. La pipelette qui passe sa journée au téléphone pour appeler sa mère, sa tante et tout le reste de sa famille à l’étranger. Qui se plaint d’avoir dépassé son forfait perso alors que je cite « pourtant je passe tous mes appels personnels du bureau ». Un des managers qui à force de faire du mimétisme sur le PDG (pour se faire bien voir ?) achète les mêmes vêtements, adopte la même démarche, se coiffe de la même manière (avec ce qui lui reste de cheveux), etc. et ne se rend même pas compte du ridicule de la situation. Le chef d’équipe qui cherche à cacher son incompétence derrière ses colères contre tout et n’importe quoi. Le petit jeune qui fait des efforts pour adapter son langage et qui à trop vouloir en faire se lance dans un récit approximatif au passé simple. Le collègue avec ses problèmes d’addiction qui a ENCORE un accident avec son véhicule de société et qui te sors « pour une fois j’étais même pas bourré ». Le client excédé qui hurle comme un putois au téléphone « passez moi le responsable » et qui finalement n’a plus rien à dire quand tu lui réponds « c’est moi ». La collègue lunatique qui ne te dis pas bonjour, mais qui est toute contente de te montrer les photos de sa petite fille 10mn après. Le mail avec pour objet « réunion chauffage » tout ça parce qu’une personne de l’équipe a visiblement des problèmes hormonaux, coupe le chauffage et ouvre les fenêtres par 5° à l’extérieur. Et ce n’est rien à côté de tout ce qui n’est même pas racontable…

Je cherche à tout prix à garder mon anonymat pour justement pouvoir me libérer de ce poids et pouvoir évoquer tout ça (entre autre). Pourtant je m’en empêche. Je ne sais pas qui est derrière cet écran, plusieurs indices ça et là permettraient à n’importe lequel de mes proches de me reconnaitre s’il tombait un jour ici. Est-ce qu’il apprécierait d’y lire des anecdotes à son sujet ? Je ne crois pas… Mes collègues, mais aussi ma famille, ma belle famille…

Ma belle mère par exemple, celle qui dans ses « grands moments » m’exaspère plus que personne. Celle que je trouve intolérante à de nombreux égards, celle que je juge superficielle par moment. Celle qui pourtant est la mère de mon mari, la grand-mère de mes enfants. Celle qui m’a accueilli les bras ouverts dans sa famille qui est aujourd’hui mienne. Alors bien sûr c’est une sacrée peau de vache par moment, bien sûr certains traits de caractères m’exaspèrent. Mais c’est aussi une belle personne, mais ça c’est moins drôle à raconter. Alors finalement quelqu’un qui me lit doit penser que ma belle mère est une sacrée connasse. Pourtant c’est très loin d’être le cas. Je n’ai pas, je n’ai plus envie que l’on croit cela d’elle.

Durant une période, ce blog était aussi une échappatoire, je m’y plaignais de ma belle mère, comme je m’y plains de mon mec. Un grand coup de gueule virtuel qui me permettait de vider mon sac ici sans dommage collatéraux aux dîners de famille. Pourtant un jour, elle, lui ou quelqu’un d’autre pourrait le lire. Mon mec a l’adresse du blog, ça ne l’intéresse pas de me lire et il respecte que ce soit mon espace personnel. Mais si demain il le lisait (il pourrait) est-ce que ce qui y est lui plairait ? Je ne crois pas.

Tous les jours je pourrai écrire un billet sur notre quotidien, il y serait systématiquement associé. En a-t-il vraiment envie ? Est-ce que j’en ai le droit, même sous couvert d’anonymat.

Pareil pour mes filles, parfois elles sont touchantes, drôles, chiantes, attendrissantes, rigolotes, pénibles, merveilleuses, fatigantes, douces, etc. Que je note des petites anecdotes sur un coin de leur livre de bébé c’est une chose, que je me plaigne en off auprès des copines c’en est une autre, mais que j’affiche clairement la couleur ici. Qu’en est-il de la mémoire numérique ?! Un jour, qui sait, je vais peut être lever l’anonymat. Par voie de conséquence, celui de mes filles. Elles n’ont pourtant rien demandé. Moi qui m’acharne à faire respecter leur droit à l’image. Aucune photo d’elle sur les réseaux sociaux (mon cheval de bataille), mais également pas de prise de vue quand elles sont nues ou dans des situations peu flatteuses (sur le pot par exemple). La cohérence voudrait que je garde également pour nous tous ces petits moments de vie.

 

Alors peut-être que j’en fais trop, sans doute… Et si on enlève toutes ces situations et toutes ces personnes, qu’est-ce qu’il reste ? Moi. MOI et encore MOI. Vous en avez pas marre d’entendre parler de moi ? Moi si… Surtout quand le moi du moment n’est pas vraiment le moi que l’on voudrait être.

Alors pas de grands adieu, quelque chose me dit qu’un jour je reviendrai ici (ou ailleurs qui sait). Mais une pause, ça c’est certain. Envie de vivre les choses plus que de les écrire. Les partager plutôt que les décrire.

Je tourne une page.

Ma liberté d’accoucher à domicile, c’est aussi TA liberté de femme

25 sept

L’accouchement à domicile (AAD) est source de discours passionnés, il y a les pro, les anti. Chacun y va de son argument plus ou moins étayé.

Force est de constater que c’est surtout mal connu, on imagine mille choses autour de l’AAD, on parle sans savoir, on prend toujours un exemple d’accouchement catastrophe et on extrapole "si c’était arrivé à la maison, on serait mort". Sauf qu’à la maison justement, seule les grossesse non pathologiques sont prises en charge. Aucune sage femme ne prendra de risque. Les pathologies sont pour la plupart décelées avant la naissance. Et concrètement si l’on se renseigne un tant soit peu, l’AAD n’est pas cette prise de risque que certains imaginent… (et )

D’ailleurs si les accouchements à domicile étaient si dangereux que ça, ils seraient clairement interdits. Aujourd’hui ce n´est pas le cas. Aujourd’hui on n’interdit rien, non on dissuade, à coup de prime d’assurance exorbitant, à coup de menace d’amende, de radiation de l’ordre des sages femmes…

Rapide rappel des faits : en France, depuis 2000, les offres d’assurance couvrant les AAD ont disparues. Pourtant avec la loi Kouchner tous les professionnels de santé sont dans l’obligation d’être couverts pour leur activité. Comment on fait alors ?! Les sages femmes se sont battues et ont obtenues par la voie légale que les assurances leur proposent un contrat. Voilà le problème est réglé ! Et non ça serait trop simple. Les assurances ont proposé un contrat à 25000€ par an, quand on sait que le risque est minime et surtout que le revenu moyen annuel d’une SF libérale est 24697€ par an, on peut se demander de qui on se fout ?! Voilà une manière déguisée d’interdire les AAD.

Concrètement, 70 sages femmes en France pratiquent les AAD. Sur ces 70, certaines (très rares) ont des contrats antérieurs à 2000, si ils n’ont pas été dénoncés depuis, on peut se dire qu’ils sont tacitement reconduits. (En y regardant de plus près, on trouvera toujours quelque chose à redire).
Depuis les sages femmes pratiquant les AAD sont dans l’illégalité, tout le monde le sait et tout le monde laisse faire. On est dans un système hypocrite où l’on a tous plus ou moins préféré faire l’autruche plutôt qu’affronter le problème. Car problème il y a !!!

Et bien voilà, c’est chose faite. Nous y voilà devant le problème. Le conseil de l’ordre est en train de contacter toutes les sages femmes. L’objet de leurs appels/courriers est très simple : "on a des instructions du ministère de la santé (via la cours des comptes, on se demande bien ce qu’elle vient faire là d’ailleurs, j’y reviendrai), pratiquez-vous les AAD ? Oui/Non ? Si oui, faites nous parvenir votre attestation d’assurance avant le 1er octobre, sinon vous risquez la radiation et une amende de 45000€"

[Cf. encart page 6 de la lettre du conseil de l'ordre des sages femmes]

Bien bien bien… On fait quoi ?! Il se trouve que le risque est le même aujourd’hui, qu’hier ou le 2 octobre. Mais cette fois ci la chasse aux sorcières est bel et bien lancée. Pourquoi ?! C’est là que je ne comprends pas. Quel intérêt ? Pour qui ? Pour quoi ?

J’évoquais la cours des comptes, il semblerait qu’elle ai alerté le ministère. Alerter sur quoi au juste ? Qu’un AAD était injustement peu remboursé (vs. accouchement en structure hospitalière) ? Rappellerons qu’un accouchement + 7 jours de suivi post partum sont remboursés à hauteur de 313,60 € par la CPAM (et rares sont les mutuelles qui prennent en charge les dépassements d’honoraires des SF). À titre de comparaison, ça vaut ce que ça vaut, mais quand même : j’ai appris qu’une journée en maternité de niveau 3 dans ma région était facturée 750€. On peut d’ailleurs se demander pourquoi envoyer toutes les femmes (y compris celles qui ne présentent aucune pathologie) dans ces services alors qu’un plateau technique réunirait toutes les conditions de sécurité requises et que le coût en serait fortement réduit. Une affaire de sous ?! Si j’osais je m’interrogerai même un peu sur le lobby pharmaceutique. À l’hôpital on a en principe droit au pack : cathéter et c’est parti pour les traitements en tous genres, on perfuse, on injecte… Est ce toujours nécessaires ?! Aux nourrissons on pratique des soins préventifs (vitamine, antibiotique)… Est ce toujours nécessaires ?
Bref !

Il en va de la responsabilité des professionnels de santé de rétablir la vérité sur les AAD, il est de leur devoir de protéger un métier. Les sages femmes libérales sont aujourd’hui privées d’une partie de leurs fonctions. Pourtant qui connaît aussi bien qu’elles la physiologie d’une naissance ?  On se cache tous derrière des protocoles médicaux et l’on oublie l’essentiel.

J’ai évidemment envie aujourd’hui de fédérer autour de ces sages femmes. On les brime depuis des années, ces "sorcières" qui pratiquent les AAD, sont sans cesse jugées par l’opinion public, y compris leurs pairs. Moi j’ai confiance en elles !

Pourtant défendre l’accouchement à domicile, c’est  aussi défendre le droit des femmes à choisir pour elles-mêmes. En effet ce combat, ce n’est pas que celui d’une profession, ce combat c’est avant tout un combat citoyen, une lutte des femmes à faire respecter leur liberté d’accoucher dans le lieu et les conditions qu’elles auront choisi. C´est la liberté de leur corps. C’est le respect de la physiologie d’une naissance. Le respect du choix d’un couple à faire naître leur enfant dans l’intimité de leur foyer.

***

LIBERTÉ ! Cette liberté m’est chère ! Je pense à nos mères, nos grands mères qui se sont battues pour notre liberté !

Il y a quelques années les femmes n’avaient pas le droit de vote, aujourd’hui elles sont élues.
Il y a quelques années elles ne pouvaient avoir de compte en banque sans autorisation de leur mari, aujourd’hui elles dirigent des entreprises.
Il y a quelques années l’avortement était clandestin, aujourd’hui ce droit est revendiqué, légalisé.

Il y a quelques années, nos grands mères, arrières grands mères accouchaient seules dans leur foyer. Le taux de mortalité était effectivement important. Depuis les femmes ont eu la possibilité d’être suivie, accompagnée par la médecine. Les femmes arrivent à terme dans de bonnes conditions. Notre société à évolué et tant mieux. On est désormais en bonne santé et préparée à la naissance, on maîtrise la physiologie de l’accouchement, on comprend mieux notre corps et on peut accompagner au mieux le bébé dans ce chemin vers la vie.
Cette connaissance, ces progrès sanitaires et médicaux permettent désormais un choix éclairé. Là où certaines seront rassurées par l’encadrement médical d’une structure hospitalière, certaines feront le choix de l’intimité du foyer.
Bien sûr certains cas ne laisseront pas le choix, les grossesses à risque seront bien évidemment suivies dans des structures adaptées pour le bien de la mère et l’enfant.

Aujourd’hui nous avons le choix. Faisons notre possible pour le garder !

En attaquant les sages femmes, on s’attaque aux femmes, à leur liberté, à notre liberté ! Cette liberté, on n’a pas besoin d’être pro ou anti AAD pour la défendre. En tant que citoyen tout le monde devrait s’en préoccuper.

Il est de notre de notre devoir à toutes, à nous tous, de réagir, d’interpeller, de mobiliser et réunir autour de notre cause à nous les femmes : LA LIBERTÉ !

***

Cette liberté m’a aujourd’hui même été retirée, je suis en colère, je me sens brimée… Je suis autant révoltée qu’attristée !

Mon enfant, mon second enfant doit naître d’un jour à l’autre. Une grossesse suivie par une sage femme, "ma sage femme". Celle qui me connaît si bien, qui a su m’écouter, m’accompagner. Qui a chaque RDV a toujours pris le temps de suivre l’évolution de la grossesse, mais également de prendre soin de mon état à moi. Moi en tant que mère, en tant que femme. Ce rapport de femme à femme si précieux. Cette sage femme me connaît, elle connaît mes envies, mes craintes, mes angoisses. Cette sage femme, je devais l’appeler aux premiers signes d’accouchement. Cette sage femme devait nous accompagner à la maison mon mari et moi, pour la naissance de notre fille.

Hier j’ai eu des contractions, mais ce n’est pas mon coup de fil qu’elle a reçu, c’est celui du conseil de l’ordre. Au bout du fil quelqu’un de compréhensif, mais qui se voit dans l’obligation de lui demander son attestation d’assurance avec pour échéance le 1er octobre.

Voilà le couperet est tombé ! Moi qui me voyais entourée d’une âme bienveillante, dont la formation assurerait notre sécurité, dont l’écoute et l’accompagnement serait notre antalgique… Me voilà remise aux mains d’un service hospitalier inconnu. Une structure où à défaut être entourés par UNE personne, celle que l’on connaît et en qui on a confiance, mon mari et moi verrons X personnes. Certaines prendront peut être le soin de se présenter, d’autre viendront juste faire leur job. Si elles ont le temps, peut être qu’une main tendue, une parole, un regard pourra me rassurer. Si c’est jour de rush (comme pour ma première fille) j’aurais droit au strict minimum : chambre austère dans laquelle une personne (ou plusieurs) viendront pratiquer un toucher vaginal à intervalle régulier, contrôler le rythme cardiaque du bébé et repartira. Elle m’adressera la parole juste pour contrôler mon identité, me donner quelques instructions et me demander le prénom de l’enfant que je viendrai de mettre au monde. Cette personne ne saura pas qui je suis, quelles sont mes craintes, pourquoi j’avais envisagé l’AAD, cette personne fera son boulot, et seulement son boulot : celui s’appliquer un protocole hospitalier à la lettre.

Il y a deux ans et demi, j’étais "la patiente de la chambre 426"

Hier j’aurais pu être être "Caroline, la jeune femme que je connais depuis des mois, celle qui a le moral fragile, à qui il ne faudra pas pratiquer tel et tel acte mais qui aura besoin de tels et tels mots"

Demain je serai "la patiente de la chambre X" une anonyme parmi les autres. Une femme qui a trop vouloir être accompagnée sera seule…

Ma sage femme a en effet pris le temps de m’appeler tout à l’heure, elle est écœurée ! Plus de 20 ans d’AAD, des bâtons dans les roues en permanence, elle est essoufflée, dépitée, elle ne prendra pas de risque. L’accouchement à domicile c’est fini… (Pour le moment j’espère)

***

À vous tous, vous toutes, je compte sur vous pour cette prise de conscience. Aujourd’hui nous ne faisons pas le débat de pour ou contre l’accouchement à domicile. Accouchez où vous voulez ! Mais gardez en tête que si jusqu’à présent vous étiez libre de choisir, désormais vous êtes privé d’une de vos libertés.

Pour faire avancer les choses : mobilisez, diffusez, alertez, interpellez…

Une pétition est en ligne : c’est ici.

Ce n’est pas suffisant ! Vous pouvez également interpeller votre député, les journaux locaux, votre entourage.

Agissez !!! C’est votre devoir de citoyen

Pour aller plus loin :

Wonder Maman lance sa tablette tactile [test produit]

9 sept

Juste avant notre départ en vacances dans nos campagnes profondes, Petit Nombril a reçu la tablette tactile de la nouvelle marque de jouets éducatifs Wonder Maman.

tablette

A la maison, on est plutôt du genre connectés. Mais là où on va : pas de téléphone, pas d’internet (même pas un peu de 3G).

Alors bien sûr pour nous adultes, ça fait du bien, on prend du recul sur notre quotidien. Mais ma petite dinde, même si elle aime les livres, les petites voitures et ses multiples jeux de loto, elle aime aussi faire comme moi, et les objets high tech c’est son dada.

Le test de cette tablette arrive donc à pic !

***

Wonder Maman c’est quoi ?

Wonder Maman

C’est une nouvelle marque de jouets ludiques et pédagogiques pour nos petits bouts de chou (de 0 à 3 ans).

Clairement identifiés :

Les produits se déclinent autour de trois univers : éveil, bain & jouets d’imitation. Et chaque jeu est adapté aux besoins et aux étapes de développement de l’enfant.

24 mois

Par ailleurs cette gamme a été développée dans l’idée de faire appel à la complicité parent-enfant. Ces jeux sont en effet proposés pour s’amuser et grandir ensemble.

Si t’envisageais de laisser ton enfant jouer tranquillement pendant que tu prends l’apéro entre amis, fais ta manucure, lis le dernier prix Goncourt, ou tout simplement envisageais de t’allonger sur le canapé [rayer les mentions inutiles], alors oublies… La gamme wonder maman, et notamment la tablette que l’on a pu tester ensemble, est vraiment destinée aux jeux en famille.

***

La tablette en question est destinée aux jeunes enfants à partir de 18 mois. Il permet de découvrir les animaux, les formes et les couleurs.

Et ce qui a surtout plu à la Mistinguette, c’est que elle aussi elle avait sa tablette (comme papa et maman). Avec l’avantage pour moi (et mon porte monnaie) que celle-ci soit incassable ! (contrairement à la version de la pomme, si tu vois ce que je veux dire).

Petit Nombril, 2 ans ½ a rapidement pris en main la tablette (elle est déjà un peu plus grande que l’âge préconisé). Du coup j’ai crains qu’elle s’en lasse assez rapidement, mais en fait c’est là que l’échange arrive avec les parents, on s’en est servi comme d’un quizz. On lui posait des questions et elle appuyait sur l’image qui correspondait à la réponse.

D’ailleurs si on demandait directement à Petit Nombril, consultante 2.0, ce qu’elle avait pensé de cette tablette ?

-          Maman le jouet il s’est trompé !

-          Ah bon ? Pourquoi tu dis ça ?

-          [rire moqueur] Il a dit que le chien il s’appelle « ZeuDogue »

Ah oui ma chérie, mais ça c’est normal, la tablette est aussi en anglais. Et oui, ce jeu permet également de familiariser les enfants avec des petits mots simples (tu vas voir qu’elle sera bilingue avant moi cette gosse).

-          Tiens maman, je te le prête.

-          Thank you !

***

Si tu veux plus d’info sur la gamme Wonder Maman, tu peux te rendre sur  http://www.wonder-maman.fr/

Pour info :

[Produit offert par la marque - Article sponsorisé]

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Symptôme(s) pré-accouchement

7 sept

Dernier mois de grossesse… Je commence à ressentir le symptôme pré-accouchement.

La peur ?! Non pas du tout, j’étais zen pour le premier (Je ne savais pas -> inconsciente !), je le suis toujours pour le deuxième (là je sais tout -> grande folle !)

L’impatience de rencontrer ce petit bout de chou ?! Un peu, c’est vrai que j’ai hâte de savoir à quel point elle sera belle (parce qu’elle le sera, FOR-CE-MENT !), comment ça sera la vie à 4, comment ça va se passer entre mes deux filles. T’entends… « mes deux filles ». Et ouais, bientôt j’aurais DEUX ENFANTS. Ca me parait dingue !

Lassitude d’être grosse enceinte ? Bizarrement pas vraiment non plus. Le mois de juillet a été difficile, je ne supportais pas mon état : grosse, lourde, fatiguée… des malaises vagaux tous les jours, des températures étouffantes, la position du bébé inconfortable, une gêne pour respirer, etc. Mais depuis mi- août, je reprends le dessus. J’ai à nouveau la forme, le bébé est descendu, je me surprends à réussir à respirer normalement.  J’ai l’énergie de la nana qui ne va pas tarder à accoucher : tu sais, ces journées complètes passées à nettoyer, ranger, trier.

Et puis n’oublions pas qu’une grossesse c’est 9 mois, 41 longues semaines, mais 9 mois tout petits mois dans une vie. Dans la notre mais aussi dans celle de l’enfant à naître, alors laissons-lui le temps de finir de « mûrir » in utero.

***

Mon symptôme pré-accouchement, celui qui me prouve que c’est bel et bien la fin de cette grossesse (qui est passée à mille à l’heure d’ailleurs), c’est que ce matin j’ai eu une de ces envies !!! Tu sais cette envie irrépressible, cette envie qui te ferait faire des kilomètres elle, cette envie tu ne penses plus QU’A CA !

Cette envie, je sais très bien que je suis encore loin de l’assouvir, et pourtant…

Moi la pintade enceinte de 37 semaines, samedi matin, 10h entre le croissant et le jus d’abricots :

JE VEUX UNE PUTAIN DE BITURE AU RASTEAU !!!

Tu vois le repas entre amis, à la maison, où tu refais le monde autour de bonneS bouteilleS de vin ?! Bah voilà, c’est exactement de ça dont j’ai besoin. Une soirée sans enfant, avec de la charcuterie, du fromage, de la bonne musique et du vin. Une soirée où tu penses à toi, rien qu’à toi. Ou plutôt non, une soirée où tu ne penses pas. A rien en fait…

Je ne suis pas prête de l’avoir ma soirée. « Sans enfant » à la limite, on laisse Petit Nombril aux grands parents, ça c’est faisable. Il restera toujours la deuxième invitée dans mon utérus, mais jusqu’à présent elle sait se tenir discrète. Par contre pour l’aspect convivialité, amis, bouffe et pinard, TU OUBLIES MA COCOTE. Et en plus ce n’est pas l’accouchement qui va t’y aider… je dirais même que ça va  « empirer » la situation. Alors non seulement tu ne boiras pas (incompatibilité avec l’allaitement maternel) mais en plus t’auras un nourrisson à endormir, changer, bercer, câliner, etc.

Cet aspect me fait autant envie qu’il ne m’effraie à vrai dire. Etant déjà passée par là, je sais très bien que ce petit enfant va apporter ENORMEMENT d’amour dans notre foyer, de bonheur au quotidien, de rire, de papillons dans le ventre, de pleurs d’attendrissement devant tant de mignonnerie. Mais je sais aussi que j’ai (re)signé pour quelques mois de mise en parenthèse. De vie pour mon enfant, pour mes enfants…  A la différence, que cette fois ci JE SAIS. Je sais qu’il ne faudra pas que je m’oublie en route. Pour Petit Nombril, je me suis réveillée un jour, trop tard, en plein burn out maternel (et ce n’est pas qu’un terme inventé pour vendre des livres). Ce jour là, ce jour où tu prends conscience que tu n’existes plus, tu as déjà trop souffert moralement et physiquement. Tu ne sais pas encore combien de mois il te faudra pour t’en remettre… Ce moment là, cet état là, je veux l’éviter à tout prix.

***

Alors finalement, à quelques jours-semaines d’accoucher, le seul coup de flip que j’ai, c’est de me perdre. D’oublier qui je suis et de ne vivre plus que pour et à travers mes filles.

Du coup, ni une ni deux, me voilà parti à la recherche de moi, avant même de m’avoir perdu. En réalité, j’ai plutôt essayé d’anticiper cette période et me trouver des occupations. Je crois que j’en ai fait un peu trop.

Je me suis rendue au forum des associations, j’ai fait plein de rencontres… Mais ça s’est arrêté là (tu m’étonnes !)

Je me suis fait élégamment fait rappeler par l’école de cirque que la voltige ce n’était peut-être pas le meilleur moment.

L’Ashtanga Yoga, je n’ai même pas osé m’en approché puisque la dernière fois que je me suis aventurée à faire une position (le mois dernier) j’ai du demander de l’aide pour me décoincer (Yoga 1 – dignité 0).

Les arts énergétiques chinois, j’ai rien compris ! (et au passage je me suis faite enfumée par de l’encens).

Le poney club m’est interdit tant que mon tour de taille est au moins égal à celui du poney.

Le basket, les arts martiaux, le club de rubgy, ça ne m’intéresse que dans les vestiaires.

Il ne me restait plus que le club de bridge à aller rencontrer, mais je me suis fait doubler par une mamie en déambulateur ; et l’amicale bouliste, mais je ne bois pas assez de Ricard pour y être intégrée.

***

Du coup je suis rentrée chez moi, entre mes commandes AMAZON et PHILDAR j’allais bien pouvoir faire quelque chose !

 photo 1

Avec mes 48 pelotes de laine (j’exagère un tout petit peu) j’ai essayé de monter mes premières mailles (oui oui c’est une première !) puis de me lancer au point de mousse. En fait je vais me contenter de monter des mailles pour le moment (j’en suis à 96 mailles sur mon aiguilles, on est bien d’accord que ça ne sert à rien). Laine 1 – Caro 0 pointé !

Prochaine étape, je vais essayer de me faire un tapis, oui oui un tapis en laine, comme celui là Chez Piu.

Quant à mon formidable, splendide, magnifique livre de coloriage « Secret Garden », j’ai l’air fine, mais je peux bien te le dire… Il est tellement beau que je n’ose pas le colorier. Ah bravo te dis-tu ?! Tu as raison !

photo 2

***

Mais alors qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui ? En y réfléchissant bien : RIEN. Du moins je n’ai rien aboutit, mais j’ai pensé à moi. Et ça, ça fait drôlement du bien !

Prochaine étape : j’apprends à faire la sieste. Mon mec me dit que la première des choses à faire, c’est déjà de s’allonger et fermer les yeux. Il n’a pas tord, c’est un bon début. Mais dormir, c’est tellement surfait…

Le mystère d’Huguette

29 août

Huguette, Huguette… Vous savez qui c’est vous cette Huguette ?!
Ça fait des semaines que petit Nombril n’a de cesse de nous parler d’Huguette.

Maman il est où Huguette ?

Maman c’est quand Huguette ?

Maman je veux Huguette

Maman je veux beaucoup Huguette !!!

Ça a commencé à table, elle nous parlait souvent de Huguette. Puis en voiture, souvent elle nous interpellait

REGARDEZ C’EST HUGUETTE !!!

Mais où ma chérie ? Elle est où Huguette ? Bon sang ça m’agace, c’est qui cette Huguette !

Rien à faire, elle continue de nous parler de Huguette régulièrement et de notre côté on continue à s’interroger. QUI EST HUGUETTE ?

Ça c’était jusqu’à notre retour de vacances. Petit Nombril tranquillement à l’arrière de la voiture en train de faire la sieste, quand tout à coup sur le périph’ elle se réveille et crie :

HUGUETTE HUGUETTE IL EST LA !

Où ça mon cœur, je ne vois personne

Là là ! C’est Donald, c’est Huguette

Ahhhhhh d’accord, NUGGETS ! Ma chérie tu veux des NUGGETS ?

OUI HUGUETTE et des frites aussi !!!

Mac do

Voilà comment un sigle Mac Donalds nous aura aidé à déchiffrer le "mystère d’Huguette".
Si vous la cherchez, elle est donc en train de prendre un bain d’huile chez l’américain.

La bienveillance

25 juil

Petit Nombril est contente d’avoir une petite sœur. On la croit, puisqu’elle nous le dit… "Maman, maman, je suis contente" c’est donc assez clair.

D’ailleurs elle demande régulièrement à voir la "tite sœur" comme elle l’appelle. Je soulève mon top, puis elle lui parle, lui fait des bisous.

Parfois elle nous surprend par ses réflexions mignonnes. Si on parle un peu trop fort elle nous dit "chut la tite sœur elle dort". Si elle le dit…

Ou encore quand elle voit des jouets de bébé, "Ça c’est pour la tite sœur" et enfin "Elle est pas sortie ? je veux jouer avec la tite sœur"

Et puis très souvent elle pose sa main sur mon ventre et le berce. Je trouve ça tellement attendrissant, je suis d’ailleurs de ces nanas à balancer des photos sur instagram, m’émerveillant devant ce lien qu’elles sont en train de créer toutes les deux.

Une jolie petite main bienveillante

Une jolie petite main bienveillante

Hier soir je lui ai donc fait la réflexion "Oh ma chérie, tu berces ta petite soeur, c’est gentil"

Ce à quoi elle m’a répondu "Mais non maman"

"Ah bon et tu fais quoi alors ?"

"JE L’ECRASE !"

***

La bienveillance, la bienveillance : tout est question d’interprétation…

Le moodkit et moi [test produit]

24 juil

Fichue canicule, fichu mois de juillet (et août et septembre qui arrivent), fichue chaleur, fichu sud… Je suis fichue !!!

Si les températures ô combien estivales ne tuent pas (encore) les petits vieux, je sens que la canicule va avoir ma peau.

[je demande officiellement au gouvernement de ne pas imposer une nouvelle journée de solidarité, laissez les femmes enceintes mourir tranquille sans rogner sur les congés des travailleurs]

***

Le voilà arrivé le temps des petites culottes. Mais si… je suis sûre que tu sais de quoi je parle. Le moment où si tu t’écoutais tu ne vivrais QUE en culotte. Mais j’avoue qu’au bureau ça fait mauvais genre et en société je suis pas sûre que ce soit toujours bien vu. Il manquerait plus que tu sois associée aux FEMEN.

Et pourtant dès que je peux, à la maison donc, je passe ma vie en culotte (j’adore les petits shorty de New Look d’ailleurs… en coton, donc confortables, et pas chers #UnJourUneAstuce).

Mon mec est over frustré… et ouais mon gars, ta femme affichent ses belles rondeurs, mais compte pas sur une sieste crapuleuse, je te l’ai dis, je suis TROP GROSSE, je suis FATIGUEE et j’ai TRES TRES CHAUD.

Ma fille se marre "Hi hi hi Maman elle est toute nue" "Hiiiiiii j’ai vu les tétous de maman" "Hiiiiiii j’ai vu le zizi de mon copain à la crèche" Sluprffff QUOIIIIII ???? (c’est une longue histoire, un jour on en reparlera)

***

Pourtant… avant de me la jouer naturiste, j’avais des vêtements. "textile" comme ils disent. Et franchement quand t’es enceinte, t’habiller c’est loin d’être simple. SAUF bien sûr si tu as les finances, t’auras vite fait de trouver 2-3 boutiques super sympa où tu pourras refaire ta garde robe, te sentir bonnasse même enceinte et vider le PEL que pépé avait ouvert à ta naissance.

Personnellement, j’ai ni l’envie de refaire TOUTE ma garde robe seulement pour quelques mois. Et de toutes façons j’ai clairement pas les moyens d’investir. Alors Christina Cordula a beau me le dire "Ma chérie tu es formidable, tu es un O", non non et non pas de relooking pour moi, même enceinte !

***

Il y a quelques mois, années (c’était déjà le cas pour ma première grossesse), on me disait : mais pourquoi t’achètes pas un MoodKit ? C’est trop bien, tu verras c’est hyper confortable et du coup tu peux l’adapter avec tes vêtements habituels. Un moodkit te suit pendant toute ta grossesse et même après.

Les fans du moodkit ont essayé à maintes et maintes reprises de m’imposer leur point de vue : T’es enceinte et t’as pas de moodkit, non mais allo quoi ?!

Oups… on me souffle dans l’oreillette que cette phrase est hasbeen depuis au moins quelques mois. Pardon (mais je viens de feuilleter Voici c’est pour ça)

Et moi je leur répondais : un leggings + une brassière à 135€ alors que j’ai H&M, Kiabi and co j’ai la même chose pour 3x moins cher, non merci !

***

Sauf qu’entre temps, je m’en suis fait offrir un. Plus exactement la marque m’a proposé de le tester et force est de constater que toutes celles qui avaient essayer de me convaincre avaient raison !

Moodkit

Si aujourd’hui il fait vraiment trop chaud pour le porter (mais comme tous les autres vêtements à vrai dire), j’ai eu l’occasion de le porter quelques mois et compte bien le remettre dès lors que les températures seront un peu descendues.

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Puisque c’est le prix qui m’avait rebuté en premier lieu, je me dois d’apporter quelques précisions.

La première qui est d’actualité : tu peux trouver le moodkit en solde (dépêche toi c’est le moment ici) ou encore avoir un tarif préférentiel si tu prends un lot de 2.

Au delà de l’aspect promo, avec du recul, je dois reconnaître que tout à un prix, et celui du moodkit est tout à fait justifié. Ce n’est pas un simple leggings de grossesse comme j’ai pu moi même le penser. L’explication ci-dessous :

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Sans couture (ou presque), il est d’un confort incroyable ! J’ai vraiment eu la sensation d’une seconde peau.

Comme une seconde peau

Comme une seconde peau

C’est une taille unique, il vient donc s’adapter à l’évolution de notre corps durant la grossesse. Quel plaisir d’enfin trouver un vêtement de grossesse qui ne serre pas à la taille, qui ne démange pas le ventre (quoi y’a que moi qui ne supporte pas tous ces bandeaux élastiques que l’on retrouve systématiquement sur les vêtements de grossesse) sans pour autant nous donner l’air d’un sac.

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C’est un tissu micro-fibre, anti-humidité, certifié oeko-tex et fabriqué en Tunisie.

Pour l’avoir porté très récemment encore (donc quand il faisait déjà chaud), je n’ai pas eu la désagréable sensation d’un tissu collant dans lequel on transpire. Bien au contraire, cette matière régule la température.

Evidemment avec les 40° qu’il fait actuellement, je ne tente pas l’expérience… Mais pour mes prochains cours de sophro (dans une pièce climatisée) je vais le mettre histoire d’être à l’aise.

Le label Oeko-tex est suffisamment rare pour le noter (plus d’info ici)

Je l’ai porté très souvent, presque tous les jours en fait. Lavé x fois à 30°, voire 40° (je suis pas du genre à trop faire le tri des machines) le tissu reste impeccable. Il n’a pas bougé en taille et je ne l’ai pas vu s’abîmer (si, un tout petit peu de bouloches pile à l’endroit de la fermeture éclair de mes bottes).

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Un kit qui permet de réinventer sa garde robe tous les jours. J’ai vraiment apprécié de pouvoir continuer à porter bon nombre de mes vêtements habituels – associés avec le moodkit. J’ai très souvent mis des robes, tuniques, chemises un peu amples, short, etc. sur le moodkit. Avec un bijoux et une jolie paire de chaussure, ça fini la tenue. Je me suis sentie belle et bien.

Sous une tunique

Sous une tunique

J’ai la version marron glacé, mais il existe en pleins de coloris différents, plus d’info ici : http://www.oefshop.fr/

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J’y ai toutefois trouvé quelques petits points négatifs :

- L’avantage de la taille universelle peut aussi être un défaut quand on n’est pas très grande comme moi : le leggings est trop long, du coup ça baille un peu au niveau des chevilles. Défaut camouflé en hiver et début de printemps par des bottes/bottines.

- Le leggings et le top (deux versions : un à bretelles et un à manches longues) s’accrochent entre eux par des boutons pressions sous la poitrine : 6 pressions exactement. Quand t’as envie de faire pipi (et on sait toute à quel point on a souvent envie quand on est enceinte!) ça fait un peu long à enlever et remettre tout ce bazar.

***

CONCLUSION :

Si je devais définir le moodkit en deux mots ?

  • Le CONFORT ! vraiment l’argument n°1
  • La MODULARITE des tenues. Un seul kit pour 1000 tenues
Moodkit : partenaire de mes "agonies" sur canapé

Moodkit : partenaire de mes "agonies" sur canapé

Vous pourrez trouver d’autres témoignages ici

Merci à la marque pour ce cadeau qui m’accompagne durant cette grossesse (et qui sait, peut-être les prochaines ?!)

I love my moodkit

***

Bonus : on peut se foutre de ma gueule…

Je trouvais que le top bretelle n’était pas confortable car il s’attachait dans le cou pour faire certes un joli dos nus, mais le poids de la poitrine pesait un peu sur les cervicales en fin de journée. Une copine me dit que les bretelles peuvent aussi s’attacher dans le dos (comme un top traditionnel en fait). Et voilà comment passer pour une imbécile…

Une histoire de gosses, d’éducation et de poils #kamoulox

19 juil

Si y’a bien quelque chose qui m’agace, ce sont tous ces gens qui ont un avis sur la façon dont tu gères tes gosses.

Tu sais, ceux qui commencent leurs phrases par "je serais toi" "tu devrais" ou encore "moi à ta place".

Ceux qui te font passer pour une mauvaise mère quand tu laisses ton enfant faire du quatre pattes à côté de la table basse aux arêtes vives.

Ceux qui ne comprennent pas que tu préfères "perdre du temps" (comme ils disent) à expliquer plutôt qu’à punir/engueuler (tu sais, ceux qui se sont pris des tartes dans la gueule enfant et qui vont bien pour autant).

Ceux qui pensent que tu élèves ton enfant en marge de la société et que tu le prives de divertissement, tout ça parce que tu n’as pas de télé.

Ceux qui trouvent que tu exagères à lui mettre de la crème, un tee-shirt, une casquette, des lunettes, alors qu’on est du suuuuuuuud (et donc qu’on est habitué).

Ceux qui te disent "faut vivre avec son temps" quand tu leurs dis "non non tu as bien vu, il n’y a AUCUNE photo de ma fille sur FB, si tu tiens vraiment à la voir grandir faudra passer à la maison".

Ceux qui crient au scandale parce qu’à 2 ans et demi tu laisses manger quelques cacahuètes à l’apéro.
Les mêmes qui s’offusquent que tu ne propose pas à ton gosse de tremper leurs lèvres dans la coupe de champagne aux grandes occasions.

Ceux qui te disent que tu es esclave de ton enfant parce que tous les soirs tu passes le temps qu’il faut, mais tu ne quittes pas sa chambre tant qu’il ne dort pas.

Ceux qui te regardent d’un mauvais œil quand tu es à un dîner festif (apéro, BBQ) avec tes amis ET l’enfant qui dort paisiblement contre toi dans l’écharpe de portage. Mais qui sont aussi ceux qui ne comprennent pas que tu refuses une invitation à aller à la plage entre amis pour une beuverie en plein soleil, RDV à midi.

Ceux qui te font comprendre "t’as changé depuis que t’es parent"

Etc…

Mais finalement tu t’y fais.
Parce que :

1/ Tu es en accord avec ta façon d’être, ta façon de faire. Tu as des convictions, tu ne demandes pas à ce qu’elle soit partagées, tout juste tolérées, acceptées. Et d’ailleurs ceux avec qui, parfois, le dialogue est possible, tu expliques tes choix de vie, tes décisions. Mais en aucun cas tu ne te justifies.

2/ Tous ceux avec qui tu sens que la discussion est impossible, tu les emmerdes avec un grand A (pour ceux qui auront compris la référence, d’avance pardon)

3/ Tu dois bien reconnaître qu’à part la vieille truie que tu as croisé à la caisse d’intermarché, globalement tous les autres sont des amis, des proches, la famille. Derrière leur maladresse se cache une volonté de bien faire. Le problème étant que tu ne leurs as pas demandé leur avis et qu’ils te l’imposent tout de même. Mais dans le fond, je crois que c’est souvent avec bienveillance qu’ils font ces commentaires.

***
Avec le temps je deviens plus patiente, plus tolérante. Et puis surtout j’ai trouvé piiiiiiiiiire que ceux qui jugent ta façon de faire avec tes enfants. Il y a celles qui jugent ta façons de gérer tes poils. Oui oui tu as bien lu !

C’est quoi exactement le problème de toutes ces esthéticiennes qui ont SYSTÉMATIQUEMENT un avis sur tes poils ?!

- oh la la vous n’auriez pas du attendre si longtemps ils sont trop longs
Avec la variante :
- oh la la ils sont trop courts je vais m’embêter pour enlever ça moi

- Quoi ?! Horreur !!!! Vous avez OSE vous raser les jambes une veille de WE à la page alors que le seul RDV que je vous proposais était la semaine suivante ? Mais vous savez que vos poils vont repousser aussi drus qu’une barbe ?!

- Moi je serai vous je passerai à l’intégral, c’est beaucoup plus tendance et les hommes préfèrent

- J’entends bien que vous ne souhaitez pas toucher à vos sourcils, mais je peux vous faire quelque chose de très naturel, regardez dans Grazia elles ont toutes des sourcils dessinés au crayon et ça fait naturel…

- Si vous avez des poils sous peau c’est parce que vous n’avez pas appliqué tous les jours le produit miracle qu’on vend en 10x sans frais

- Si vous avez encore des poils sous peau malgré le produit (inefficace) que vous avez acheté une blinde (y’avait plus le 10 fois sans frais), c’est parce que vous refusez l’option gommage qui coûte plus cher que l’épilation et le produit miracle réuni

- Mais non ça fait pas mal !

- Mais non c’est pas trop chaud !

- Oh mais vous êtes douillette !

- J’échancre un peu plus ? Aller j’insiste, c’est tendance et les hommes préfèrent

- Ah bon vous trouvez que ce n’est pas symétrique ? Oh faut le savoir hein…

- Vous êtes sûre qu’on touche pas à l’anus ? C’est tendance et les hommes préfèrent

Etc…

Ça par contre, je PENSE que jamais je ne m’y ferai !

Un jour je vous raconterai la fois où j’ai testé Esthetic center, où j’ai eu à peu près tout ça et pire encore, avec en plus skyrock en fond sonore.

Troisième trimestre

18 juil

Troisième trimestre… Oui oui déjà le dernier trimestre !

Le temps passe si vite. Dans un mois je dis au revoir à mes collègues, mes clients, mon bureau, mes habitudes (et aussi ma reconnaissance sociale et mon salaire).

Dans cette vie à 100 à l’heure j’ai l’impression que cette grossesse sera passée beaucoup plus vite que la première. Ceci dit j’ai encore un peu de temps avant d’accoucher. Mais concrètement, je n’ai pas l’impression d’avoir "profité" de ce moment si singulier dans la vie d’une femme, d’un couple, d’une famille. Évidemment j’ai bien "profité" des nausées, la fatigue, la chaleur, les douleurs lombaires, contractions, mauvaise humeur (ça reste entre nous, je refuse d’avouer que je suis devenue pénible). Tout cela me rappelle quotidiennement que, OUI j’ai beau continuer ma vie comme avant (sans pause donc), je suis bel et bien enceinte.
En revanche me poser, toucher mon ventre, observer les vagues, m’attendrir devant le hoquet du bébé, les sursauts au moindre bruit, prendre le temps d’écrire mon ressenti, des anecdotes, etc… Tout ça je n’y ai pas encore vraiment pris le temps.

Quand on dit que chaque grossesse est différente, c’est bien vrai !
Pour ma première, je me consacrais à :
- moi
- mon ventre
- mon nombril (qui était bien entendu le nombril du monde)
Alors que pour le moment, je me consacre à :
- ma fille de deux ans (et qu’est ce que ça occupe!!!)
-  mon travail (et qu’est ce que ça occupe!!!)
- la maison : repas, ménage, courses (et qu’est ce que ça occupe!!!)
- ma vie de couple, ma vie personnelle, mes loisirs, activités … Ah non pour tout ça je n’ai pas (plus) le temps.

Alors, j’ai certes quelques photos fixant cette grossesse sur papier glacé, mais concrètement est ce que je ne suis pas déjà passée à côté de la plupart des moments importants de cette grossesse ?!
Il me reste près de 3 mois, dont une partie en vacances puis en congés maternité. Sans doute que ces semaines me permettront de me concentrer sur moi, préparer également l’arrivée de ce petit bout. J’ai déjà l’impression de la délaisser par rapport à tout ce que j’ai pu offrir à ma première fille (en terme de temps et de matériel).

Je me suis tout de même imposée d’aller aux cours de préparation à l’accouchement. L’idée c’était : 2 heures par semaine consacrées uniquement à cette grossesse, 2 heures à apprendre mais aussi échanger avec d’autres (futures) mamans, 2h à se reposer avec un peu de sophro notamment… Et luxe de cette parenthèse : tout ça sans "Mamannnnn j’ai soif" "Maman j’ai fait caca" "Maman je veux ça"…. Je ne me sens pas super à l’aise avec les autres filles du groupe. J’espère que les rapports vont s’apaiser petit à petit, car pour le moment l’ambiance est TRÈS lourde. A moins que je ne me cherche déjà une excuse pour ne pas y aller ?!

Quand je dis que je ne suis pas totalement investie. Mon mec non plus d’ailleurs, les moments où nous parlons de ce bébé sont rares. J’ai l’impression que l’on prendra vraiment la mesure de ce qu’il se passe que lorsqu’elle sera là. Et d’ailleurs on a hâte de faire sa rencontre et de voir à quoi ressemblera notre vie à 4.

D’autres en revanche se projettent un peu plus. On nous demande déjà si nous avons ouvert une liste de naissance, si on a préparé sa chambre, si le prénom est choisi, si on a profité des soldes pour s’équiper, l’habiller, etc. Rien de tout ça…
Je me rassure en me disant qu’elle ne sera pas à poil, elle aura déjà presque tout de sa sœur.
Et l’avantage d’être aussi détachée (même involontairement), c’est que cela rend tout beaucoup plus simple. Moins d’inquiétude, d’angoisse, une grossesse finalement bien plus sereine que la première. On dit que les bébés ressente tout, si c’est vrai alors je lui ai fait un beau cadeau à cette petite fille, elle va naître au monde en étant super cool !

En parlant de cadeau, les premiers commencent à arriver… Ça tombe bien on n’est pas superstitieux.
Mes copines, ma mère, ma sœur : tout prouve que ce bébé a déjà sa place dans notre foyer, même si elle me parait, à moi, moins évidente que pour la première.

Aller petit bout de chou, encore quelques semaines et promis tout sera prêt pour ton arrivée. Et quand bien même ça n’en aurait pas l’air, ça sera juste un bordel organisé.
Une chose est sûre, ta place dans nos cœurs est déjà là (et si c’était pas ça le plus important dans le fond ?!).

***
Petit aparté :
Quelques marques nous ont également déjà fait parvenir des présents, dont je vous parlerai en temps et en heure.

Aujourd’hui je voulais d’ores et déjà dire MERCI à Funky Giraffe qui nous a offert ce joli lot de vêtements. J’ai presque hâte que le bébé soit là pour lui faire essayer.

photo 1
De Funky giraffe je connaissais déjà les bavoirs, bien pratiques pour la période "tu crois qu’une dent va sortir, mais non, je ne fais que baver, baver encore baver". Pratiques et également esthétiques, faut bien reconnaître qu’ils sont trop mignons ces bandanas.

Mais Funky giraffe c’est aussi une collection de vêtements ainsi que des chaussons antidérapants. Si vous voulez découvrir la gamme, c’est ici : http://funkygiraffe.fr/

photo 2

***

Dernière minute… Vous avez jusqu’à la fin de semaine pour tenter de gagner le livre dédicacé de Marjolaine Solaro. Ça se passe ici

Feu d’artifice… Ou presque

13 juil

- Ma chérie ce soir c’est la fête, on va au feu d’artifice ! Tu es contente ?
- heuuuuu… [air dubitatif]
- Quand il fera nuit, tu verras pleins de jolies lumières dans le ciel. Et ça fera du bruit aussi, mais tu es grande, tu n’as pas peur hein ?!
- [air blasé] bah non…

5mn passe, le temps de mettre la table

- Ma chérie t’es où ?
- Dans la salle de bain !
- Tu viens ton assiette est prête.
- Non je suis au feu d’artifice.
- Mon cœur ARRÊTE de dire non et TU VIENS ! (NDLR : c’était le 50eme "non" de la journée)
- Mais non maman… Je me feu d’artifice !
- Ne dis pas n’importe quoi, aller viens, on mange, après on se préparer et on ira au village
- … [silence]

Énervée d’avoir ENCORE à insister pour qu’elle fasse ce que je dis, je vais donc dans la salle de bain la chercher.

- Mais qu’est ce que tu fais ?! Je t’ai dis de venir manger !
- Je me feu d’artifice
- ?!
- Maman il* a dit je me feu d’artifice ce soir
- Ahhhhhhh je viens de comprendre ! Non ma chérie, je t’ai dis "ce soir on va au FEU D’AR-TI-FI-CE". C’est pas pareil que du "DEN-TI-FRI-CE"

Note pour moi même : toujours penser qu’un mot peut en cacher un autre
*(Oui oui à deux ans, maman c’est "il" pas "elle")

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